Sujets De Dissertation Sur Largumentation Cours

Exemple de dissertation

Objet d’étude : convaincre, persuader et délibérer

Les textes littéraires et les formes d’argumentation souvent complexes qu’ils proposent vous paraissent-ils être un moyen efficace de convaincre et persuader ?

Vous répondrez à cette question en un développement composé, prenant appui sur les textes du corpus et sur ceux que vous avez lus et étudiés. (sujet EAF 2002, séries S et ES)

Une fiche méthode rédigée par Jean-Luc.

À partir de la question ou de la citation, il convient de souligner les mots importants. Ici « textes littéraires », « formes d’argumentation », « complexes », « de convaincre et persuader ». À partir de ces mots importants, nous recherchons des synonymes ou des antonymes, plus généralement des mots de ces champs sémantiques. Les liens qu’ils entretiennent pourront nous permettre de reformuler la problématique. Ainsi « textes littéraires » peut évoquer pamphlet, apologie, satire, apologue, libelle, diatribe, critique, thèse, réquisitoire, défense, genre littéraire… « Formes d’argumentation » appelle controverse, raisonnement, démonstration, explication, discussions, déduction, méthode, causalité, synthèse, syllogisme, spéculation, analogie, comparaison… « Complexes » peut suggérer intellectuel, culturel, subtil, alambiqué, code, ensemble, figures de style, richesse du vocabulaire, registres, symbole… « Moyen efficace » évoque l’existence d’autres moyens d’expression : images, discours oral, quotidien, revue, radio, bandes dessinées, peinture, sculpture, cinéma… « Convaincre » nous renvoie au champ lexical du rationnel, de la démonstration, de la construction intellectuelle. Il existe alors une certaine distance, un certain recul entre l’auteur et le sujet dont il débat. « Persuader », quant à lui, fait référence à l’émotion, à l’affectivité, à la modalisation, et même à la manipulation comme à la propagande. Ici l’auteur s’engage dans la controverse avec toute sa personne. Rejeter ses idées, c’est le rejeter lui-même. L’existence des deux termes de sens voisin oblige à une distinction des formes, des procédés d’argumentation. Nous voyons qu’ici le domaine de discussion est celui de la littérature engagée, militante, de la littérature de combat. Nous sommes dans la confrontation des opinions, des convictions, aux frontières du choc des idéologies.

À ce point de la réflexion, il faut envisager des limites, une éventuelle contradiction, pour ne pas se laisser enfermer dans l’acquiescement béat. Est-ce bien la vocation de la littérature d’être un outil au service d’une cause ? Ne devrait-elle pas se montrer plus désintéressée ? Est-elle un moyen efficace de propager ses idées ou ses convictions ? N’existe-t-il pas d’autres moyens plus efficaces que la littérature ? Notons d’ores et déjà un écueil à éviter : le corpus traite du sujet de la guerre, remarquons qu’il s’agit simplement d’un domaine d’application particulier de la question plus générale du débat d’idées. En conséquence, ce serait une erreur de choisir ses exemples seulement en ce domaine, même s’il est plus pathétique et mobilisateur. La consigne invite à donner son opinion en s’appuyant sur les textes proposés et sur les œuvres étudiées au cours du second cycle. La simple exploitation des textes doit permettre d’inventer une bonne part de vos arguments. C’est aussi l’occasion de montrer votre culture.

La recherche des idées

Par exemple que sais-je du sujet en littérature ? Je peux me rappeler quelques grands textes de la littérature engagée comme J’accuse de Zola au moment de l’affaire Dreyfus, ou les œuvres polémiques de Victor Hugo contre la tyrannie de Napoléon III, telles que Les années funestes, Napoléon le petit, ou l’engagement des écrivains sous l’occupation, ou encore le combat des philosophes au siècle des Lumières… À la question quand ? je peux aisément m’apercevoir que cet engagement des écrivains est constant dans l’histoire littéraire. À la question comment ? je peux noter que ce sont les formes polémiques qui semblent le plus souvent retenues. À la question pourquoi ? je vais vite me rendre compte qu’il s’agit d’enthousiasme ou d’indignation, que les textes qui ont eu le plus d’impact sont ceux où leur auteur s’est le plus engagé. Si j’aborde la question des limites (et donc celle de l’efficacité), je peux penser au risque de lassitude, de manipulation, de complexité qui me feront repousser le texte.

Il est alors très important, à la fin de cette phase de créativité, de relire ses notes et d’examiner si chaque idée répond bien à la problématique, c’est-à-dire n’est pas hors sujet. J’élimine alors impitoyablement ces idées. Si ces idées entretiennent quand même un rapport avec le sujet je peux éventuellement les utiliser dans la phase d’élargissement de la conclusion ou dans la phase de présentation de l’introduction.

L’organisation des idées

À partir de ce moment, je vais chercher à organiser ma production par des regroupements en parties. L’idéal en ce domaine est de pouvoir en définir trois, garantie d’un plan équilibré, en particulier ce rythme ternaire autorise le dépassement de la contradiction, tout l’art de la démonstration. Je me sers de la fiche « les plans », et je n’oublie pas qu’il s’agit d’un canevas que j’aurai à habiller, à personnaliser, pour répondre au sujet précis. À l’intérieur de chaque partie, je vais organiser mon argumentation par une progression du moins important au plus important, sachant que les arguments les plus efficaces seront mieux retenus s’ils sont placés à la fin. Chaque idée et les exemples qui l’illustrent constitueront un paragraphe. Les idées sont reliées entre elles par des connecteurs de présentation : d’une part, d’autre part ; d’abord, ensuite, enfin ; des connecteurs d’addition : de plus, en outre ; des connecteurs d’opposition ou de nuance : cependant, toutefois… Je n’oublie pas que chaque partie est reliée à la suivante par une transition, c’est-à-dire un résumé de la partie terminée et une annonce de la partie suivante. C’est alors que je m’occupe de la conclusion et de l’introduction, pour être bien sûr que ces deux parties essentielles soient en harmonie avec ma démonstration. L’introduction et la conclusion sont rédigées entièrement au brouillon, alors que les parties n’ont fait l’objet que d’un plan détaillé. L’introduction est rédigée selon trois parties : l’exposition, l’énoncé du sujet ou la problématique, l’annonce du plan. La conclusion est rédigée en deux parties : la conclusion proprement dite ou résumé de l’argumentation, l’élargissement. Au final, je n’oublie pas de me relire pour éliminer les scories : les fautes d’orthographe, les répétitions ou les mots passe-partout.

Introduction

Exposition : Les écrivains sont d’abord des hommes qui appartiennent à leur époque, et même, compte-tenu d’une sensibilité plus vive, qui participent plus étroitement aux affaires marquantes de leur temps. Aussi n’est-il pas étonnant de voir ces témoins mettre leur art au service d’une cause politique ou de courants de pensée. C’est ce que nous appelons la « littérature engagée ».

Énoncé du sujet : Il est légitime de se demander si ce type de littérature est efficace, en particulier si les textes qu’elle produit, malgré la complexité de leurs formes d’argumentation, sont un bon moyen de convaincre et de persuader.

Annonce du plan : Il est vrai qu’habituellement un bon écrivain arrive à nous faire adhérer aux idées qu’il défend. Cependant la complexité des moyens mis en œuvre peut être un frein et c’est souvent en dehors de la stricte argumentation que les hommes de lettres nous aident le mieux à rejoindre leurs causes.

Développement

→ La littérature est un bon moyen de convaincre et de persuader.

Définition de ces deux termes : "Convaincre" s’emploie pour exprimer le fait que l’auteur cherche à amener un lecteur à reconnaître qu’une proposition, qu’un point de vue est véridique, irréfutable. En ce sens la conviction repose essentiellement sur l’exercice de la raison qui avance des preuves.

"Persuader" s’utilise davantage pour dire que l’auteur cherche à faire partager au lecteur son point de vue en jouant sur les émotions, sur la subjectivité, sans forcément utiliser de preuves systématiques.

Dans le corpus proposé, les textes de La Bruyère et de L’Encyclopédie sont davantage des textes de conviction alors que Voltaire et Giraudoux cherchent d’abord à persuader.

La volonté de convaincre, donc de construire un raisonnement, utilise la logique comme arme privilégiée. La Bruyère, comme l’auteur de l’article "Paix", énonce des faits que nul ne peut réfuter. La logique se voit également dans l’opposition entre l’état de Paix et la guerre.

L’Encyclopédie utilise un autre procédé : l’analogie qui consiste à comparer deux faits, deux situations pour en déduire une valeur explicative, ici la guerre assimilée à la maladie et la paix à la bonne santé. De fait on peut remarquer que l’auteur énonce une thèse subjective sous une forme apparemment scientifique. Nous sommes proches de la persuasion et même de la manipulation du lecteur.

Par contre, si l’auteur veut davantage toucher le lecteur dans son âme, faire plus appel à ses sentiments qu’à sa raison, il peut employer un ton plus lyrique.
La Bruyère utilise la dramatisation pour nous persuader avec les exclamations du début, l’accumulation des qualités qui nous fait regretter un peu plus la disparition du jeune Soyecour, pour finir sur un mode mineur et revenir à l’aridité de la logique : « malheur déplorable, mais ordinaire ! ».

De même, le texte théâtral, parce qu’il s’adresse très directement à des spectateurs présents dans une salle, joue peut-être davantage sur la persuasion. En effet, le théâtre est un lieu où se trouvent réunis des personnes qui éprouvent collectivement des émotions semblables.

Un autre procédé efficace pour convaincre ou persuader peut être relevé dans le corpus : il s’agit de l’ironie. Lorsque Voltaire veut dénoncer la guerre, il construit une fiction dont le but est de ridiculiser tout belligérant quelles que soient ses justifications. Dans Candide, il dénonce la guerre entre les Abares et les Bulgares, en montrant une réalité horrible, mais surtout absurde. Ainsi l’ironie est une composante essentielle de la stratégie argumentative.

→ Cependant la complexité des moyens mis en œuvre peut être un frein.

Être efficace signifie que le lecteur (ou le spectateur) modifie son point de vue sur une question précise ou commence à réfléchir sur un phénomène auquel il ne pensait pas auparavant.

De ce point de vue, il convient de relever que la littérature est plutôt élitiste : elle s’adresse (et particulièrement au XVIIIe siècle) à un public cultivé. Écrire suppose un lectorat. Un petit nombre seulement de personnes cultivées ont lu, en leur temps, les philosophes des Lumières.

On peut penser que le texte théâtral touche un nombre plus important de personnes. Mais, là encore, seule une fraction bien précise de la société se rend plus ou moins régulièrement dans une salle de théâtre. Les spectateurs de La Guerre de Troie n’aura pas lieu ne sont pas légion.

Enfin les procédés stylistiques de l’argumentation nécessitent une certaine culture, une connaissance de la langue, de l’histoire, des idéologies. Que penser du lecteur qui prendrait au pied de la lettre la fin du texte de Voltaire ? À quelles extrémités serait porté celui qui lirait l’argumentaire de Montesquieu sur l’esclavage sans en saisir l’ironie ?

→ C’est peut-être en dehors de la stricte argumentation que les écrivains nous aident le mieux à rejoindre leurs causes.

C’est dans les œuvres de fiction, par l’intermédiaire d’une histoire ou d’un monde qui nous remue que les écrivains sont lus. L’article « guerre » nous paraît plus efficace que l’article « paix ». Dans le second, l’auteur expose de manière aride les avantages de l’état de paix alors que, dans le premier, Voltaire nous captive par le charme d’une fable qui se termine d’ailleurs par un apologue. De la même manière, son Candide, roman sentimental et roman d’aventure, nous touche plus que ses articles du Dictionnaire philosophique. C’est si vrai que Voltaire, désireux de toucher un large public a choisi la forme du conte philosophique pour diffuser ses idées subversives. De même Les Misérables de Victor Hugo ont beaucoup plus contribué à faire avancer le socialisme militant que les œuvres théoriques des penseurs sociaux.

Et si les œuvres écrites ne connaissent pas toujours une large diffusion dans le public, leur capacité à convaincre et à émouvoir lorsqu’elles empruntent les canaux de la fiction, en font une source appréciée pour les adaptations au cinéma ou à la télévision, ce qui leur donne la notoriété. On peut penser à l’œuvre cinématographique de Stanley Kubrick avec notamment Orange mécanique qui a fait connaître le roman de l’écrivain anglais Anthony Burgess, un conte philosophique et satirique de politique-fiction dont le ton est proche du Candide de Voltaire, et qui est traversé de références à Swift ; ou bien encore à Barry Lyndon, récit de la déchéance d’un « hors-la-loi » social, méprisant, amoral et arriviste d’après le roman de William Thackeray.

Enfin certains courants littéraires ont affirmé avec force que la vocation de la littérature n’était pas d’abord de prouver, d’être utile ou morale. Pour des écrivains comme Baudelaire, Mallarmé, Gautier, le Parnasse, le plus souvent des poètes il est vrai, la littérature n’a pas à rechercher l’utilité et l’efficacité mais plutôt la beauté et le plaisir. Pour eux, d’une certaine manière, persuader ou convaincre, c’est avilir l’art.

Conclusion

Synthèse : Comme nous l’avons vu, les écrivains, souvent persuadés qu’ils avaient un rôle de guide à assumer à l’égard de leurs contemporains, se sont naturellement servis de toutes les ressources de leur art pour faire avancer leurs idées au risque de rebuter leurs lecteurs par la complexité des formes d’argumentation employées. En fait les textes majeurs que nous continuons de lire aujourd’hui sont ceux qui échappent aux règles strictes du genre argumentatif par leur fantaisie, leur originalité, leur capacité à nous émouvoir, par les récits auxquels ils nous convient. Dans la mesure, où le texte littéraire ne recherche pas seulement une efficacité immédiate dans une démonstration rationnelle, mais qu’il est capable de nourrir aussi le plaisir du lecteur, il peut devenir intemporel et continuer de nous intéresser.

Élargissement : Pourtant on peut regretter qu’aujourd’hui, la littérature, prisonnière de sa complexité, ne soit plus le vecteur privilégié pour défendre une cause auprès du grand public. Cinéma, chanson, bandes dessinées, d’un abord plus facile, ont désormais pris la relève.

Testez vos connaissances !

Avez-vous bien compris cette fiche de méthode ?

Conseils de lecture

  
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QUELQUES CORRIGÉS DE SUJETS DE DISSERTATION

 

INTRODUCTION

 

Un plan de dissertation ne s'invente pas : il se construit à partir d'une culture littéraire. C'est pourquoi j'ai mis en ligne ces corrigés de dissertation. Étudiez-les. Cela enrichira votre culture. Vos dissertations futures pourront combiner ou inventer de nouvelles sous-parties en fonction des problématiques.

Veillez à savoir faire les 3 types de sujets car, selon les années, ils ne sont pas d'égale difficulté. Au baccalauréat, une année, c'est l'invention qu'il faut prendre, une autre année, c'est la dissertation, une autre, le commentaire, etc.

Pour bien préparer le baccalauréat, je vous recommande de commander et de faire le cours intitulé vers la 1re. cf. Programme détaillé vers la 1re français (bac toutes séries) qui vous donne les problématiques essentielles et la méthodologie pour les 3 types de sujets.

En complément, suivez un stage sur un week-end proposé par l'organisme Week-end bac (aller surwww.weekendbac.com). Ces stages ont beaucoup de succès car ils vous donnent en peu de temps de solides repères, notamment en histoire littéraire.

Bon courage.

 

 


SUR LA POÉSIE :

 

Sujet : Le poète doit-il s'engager ?

 

On adopte un plan dialectique.

 

I. Le poète s'engage

A. La poésie : une arme ex : liberté, Paul Eluard

B. Utilisation de genres variés (la fable par exemple,) ou de registres très divers (pathétique, satirique, polémique dans les Châtiments de V. Hugo).

 

II. Mais il reste un artiste avant tout

A. L'écriture poétique, une écriture particulière. C'est ce qui donne la force à l'engagement. Durant le Seconde Guerre Mondiale, on assiste à un retour à une tradition esthétique que le symbolisme et le surréalisme avaient semblé dépasser : réapparaissent alors les règles classiques de versification, ainsi que des thèmes puisés dans les grands moments de l'histoire de France.

B. Le poète peut refuser l'engagement et prôner l'art pour l'art : l'art n'a d'autre but que lui-même, que la beauté, il ne saurait servir une cause, être utile à quelque chose. C'est le mouvement parnassien de Heredia et Gautier.

 


Sujet : Montrer en quoi la poésie est un genre propice à exprimer l'évasion.

 

On adopte un plan thématique.

 

I. Evasion hors du quotidien


A. Etre poète, c'est jeter un regard neuf sur les choses. Ex. Francis Ponge dans le Parti pris des choses qui fait un poème sur le pain. Il voit les Alpes dans la croute du pain !

B. Une évasion liée à une utilisation particulière de la langue (vers ou prose poétique) : jeu sur les sonorités et les rythmes.

 

II. Conséquence, évasion vers un monde intérieur

A. La poésie se prête bien à l'expression des sentiments personnels (le lyrisme) car son langage particulier est expressif. Les effets poétiques cités plus haut soulignent les émotions. Ex. : les Contemplations de V. Hugo

B. Evasion vers un monde mystérieux et onirique

Les correspondances de Baudelaire, « Les parfums, les couleurs et les sons se répondent » Analysez le mouvement symboliste et le surréalisme qui fait de la métaphore un « stupéfiant » : la métaphore rapproche des réalités différentes, c'est une figure de style très créative. Le mot Poésie veut dire création.

 


Sujet : Peut-on dire du poète qu'il est celui qui sait jouer avec le langage ?

 

On adopte un plan dialectique

 

I. L'importance du jeu

A. La langue est un matériau plastique, ex. Calligrammes d'Apollinaire, ce sont des poèmes en forme de dessins.

B. Le poète joue avec le langage car il est inventif et créatif : jeux de mots Ex. Ponge dans Le Parti pris des choses qui écrit Sète alors pour C'est alors ou cf. le jeu du "cadavre exquis" des surréalistes qui crée des rapprochements inattendus.

 

II. Mais la poésie est une activité sérieuse

A. Le jeu sur le mot est un travail sur la langue pour rendre le vers expressif cf. l'assonance en i dans Phèdre de Racine : « Je le vis, je rougis, je pâlis à sa vue. »

B. Beaucoup de poètes revendiquent une mission plus haute que le jeu avec le langage : une mission morale (la fable, La Fontaine), une mission politique (la poésie satirique des Châtiments de Hugo), une mission prophétique (ex. : concept romantique du poète-mage-guide.)

 

SUR LE THÉATRE

 

Sujet : «  Il est des pièces de théâtre qui ne sont pas à représenter mais à lire ». Commentez.

 

On adopte un plan dialectique.

 

I. Importance de la lecture.

A. Lire permet de goûter tranquillement chez soi la beauté du texte. Ex : la beauté du vers racinien ou les hardiesses de l'alexandrin romantique dans Hernani. Avec le livre, on peut revenir en arrière, relire un passage.

B. Certaines pièces ont été écrites exprès pour la lecture (documentez- vous sur « le spectacle dans un fauteuil » de Musset. Autre exemple Cromwell de Hugo est injouable car il y a beaucoup trop de personnages. L'intérêt de ce genre de texte est la forme dialoguée très vivante et les spécificités du genre théâtral qui demeurent à la lecture (coup de théâtre, quiproquo, etc.)

 

II. Mais intérêt de la représentation

A. Le texte théâtral est fait pour la scène. (Par exemple, l'aparté se comprend mieux quand il est joué ; cela est vrai de tous les jeux de scène). Le comédien par son jeu et le ton adopté fait mieux comprendre le sens de la pièce.

B. La mise en scène est toujours intéressante car :

- elle suppose des choix (distribution, décor, costumes, ...)

- elle est donc une lecture particulière de la pièce, une interprétation. Il est intéressant d'aller voir la même pièce de théâtre dans des mises en scène différente. Par exemple, pour monter Phèdre de Jean Racine, le metteur en scène peut choisir de costumer Phèdre d'une certaine manière, ce qui changera totalement la perspective de la pièce : Phèdre habillée en costume grec (un drapé) met la pièce sous le signe de l'Antiquité et le tragique est alors lié à la fatalité des dieux. Phèdre habillée en costume du XVIIe renvoie à l'actualité contemporaine au temps de l'écriture et le tragique est alors lié au jansénisme. Phèdre habillée en costume actuel (jean et pull) montre l'actualité de la pièce : le tragique est lié à l'amour, sentiment qui domine Phèdre.

 

Sujet : Le texte théâtral est-il suffisant pour monter un spectacle ?

 

On adopte un plan dialectique. Le même que précédemment.

 

I. Importance du texte

Voir ci-dessus

Autre idée : les didascalies qui par définition ne sont pas jouées sur scène peuvent être amusantes à la lecture : regardez la première page de La cantatrice chauve de Ionesco)


II. Mais qui n'est pas suffisant

Expliquer le rôle de la mise en scène.

À noter qu'il existe des spectacles théâtraux qui se passent de textes (cf la commedia dell'arte au XVIIe qui improvise sur un canevas)

 


Sujet : La mise en scène d'une pièce de théâtre est-elle une lecture fidèle du texte ou une recréation ?

 

On adopte un plan dialectique.

 

I. Une lecture fidèle

A. Respect du texte

B. Respect des didascalies

C. Respect du contexte, résurrection d'une époque (exemple le second Empire avec le début des chemins de fer dans Le voyage de M. Perrichon d'Eugène Labiche)

 

II. Mais forcément, une mise en scène est une lecture de la pièce

Voir ci-dessus

 

Conclusion : Recréation, terme excessif, plutôt relecture.

 

Sujet : La comédie sert-elle seulement à faire rire ?

 

Plan thématique

 

I. La comédie sert à faire rire

A. La devise de la comédie classique (c'est-à-dire du XVIIe) est de « plaire et de toucher » donc une comédie réussie est une comédie où le spectateur aura trouvé du plaisir. C'est pourquoi Molière a beaucoup de succès, y compris auprès du roi, au même moment où la tragédie avec Corneille et Racine est à son apogée.

B. La comédie varie les sources et la nature du comique. Les procédés sont multiples (comique de caractère, de gestes, de mots, de situation : analysez un ou deux exemples). Pensez à varier les auteurs, ne citez pas que Molière.

 

II. Pour mieux instruire

A. Au XVIIe, la grande comédie s'éloigne de la farce et de la commedia dell'arte et propose une réflexion profonde. Les caractères sont finement construits et les situations portent à la réflexion. (Exemple avec Don Juan, personnage complexe qui est un séducteur mais aussi un libertin matérialiste. La grande comédie est parfois écrite en alexandrins : le style noble souligne la hauteur de la réflexion (Le Misanthrope, Tartuffe)

B. La comédie peut aborder des sujets très divers, critique morale ou sociale. Cf. le rapport maîtres et valets au XVIIIe avec Marivaux et L'île des esclaves ou Le jeu de l'amour et du hasard. 

 

III. Le comique peut aussi servir à inquiéter

Dans le théâtre de l'absurde, le comique est absurde (Par exemple, les personnages parlent pour ne rien dire). Cf. La Cantatrice chauve de Ionesco. Ce comique, décalé, pose une réflexion sur le langage et sur l'impossible communication entre les hommes.

 

Je vous laisse terminer. Mieux vaut 2 bonnes parties que 3 parties mal construites.

 

Dans toute dissertation littéraire, veillez à varier les siècles, les auteurs.

 

Sujet : Après avoir expliqué ce qu'est le tragique, vous direz en quoi le dialogue de théâtre est particulièrement propre à mettre en œuvre ce registre.

 

On adopte le plan thématique suggéré par le sujet.

 

I. Définitions du tragique (registre)

A. Le tragique est la fatalité voulue par les dieux (cf Phèdre de Racine)

B. Le tragique est la cruelle destinée de l'homme obligé de faire des choix difficiles voire impossibles (cf le dilemme dans Le Cid de corneille par exemple)

C. Le tragique est tout simplement la bêtise humaine cause de désastres (cf. la fin de La guerre de Troie n'aura pas lieu de Giraudoux : contrairement aux mythes, la guerre est finalement déclarée, non pas à cause des dieux, mais à cause d'un soldat borné et excité.)

 

II. Le tragique au théâtre (le genre de la tragédie)

A. Enfermement dans un lieu et un temps (règle des trois unités chez les Classiques au XVIIe : on se concentre uniquement sur une action, la crise tragique, pendant une journée, le jour de la crise tragique, dans un seul lieu qui voit se confronter les protagonistes.)

B. Intensité du tragique au théâtre

Le théâtre est le lieu de l'action vécue : les comédiens par leur jeu, vivent  et font ressortir les émotions. La forme dialoguée du texte confère à la tragédie une grande vie. Le tragique peut être renforcé par les costumes, les jeux de lumières, etc.

 

SUR LA QUESTION DE L'HOMME DANS LES GENRES DE L'ARGUMENTATION 

 

Sujet : Pensez-vous que l'on puisse traiter de sujets graves et sérieux sur le mode humoristique ?

 

On adopte un plan dialectique.

 

I. Oui, l'humour rend réceptif

A. La fantaisie de l'argumentation permet de « plaire et de toucher », comme disent les Classiques au XVIIe. Ainsi La Fontaine, avec ses personnifications dans les Fables, écrira : « Je me sers d'animaux pour instruire les hommes ».

B. L'humour omniprésent dans les comédies est plaisant (comique de caractère, de gestes, de mots, de situation). Il a aussi une portée morale (par exemple, critique de l'avarice dans L'Avare de Molière dont la devise est « castigat ridendo mores », ce qui se traduit par « corriger les mœurs par le rire »).

 

II. Oui, l'humour peut se révéler une arme efficace.

A. Le conte philosophique est un genre littéraire qui conjugue la fantaisie, l'humour, les exagérations et qui utilisent ces éléments pour mieux faire passer une critique politique, sociale et religieuse. L'humour quand il se fait ironie est un registre qui relève du comique et qui a une portée argumentative. Chez Voltaire, l'ironie fait sourire et en même temps, cette ironie est féroce et fait réfléchir (cf chapitre 3 de Candide, « la boucherie héroïque »).

B. L'humour peut faire réfléchir. Dans le théâtre de l'absurde, le comique est absurde. (Par exemple, les personnages parlent pour ne rien dire cf. La Cantatrice chauve de Ionesco). Ce comique, décalé, pose une réflexion sur le langage et l'impossible communication entre les hommes.

 

Remarque : quand j'ai trop de choses à dire dans une partie, je divise ma partie en deux. Ici, la partie correspondant au « oui » mobilise deux parties.

 

III. Pour certains sujets graves, l'humour n'est pas le meilleur outil

A. L'humour peut choquer : peut-on rire de la souffrance ? Importance du respect, pb. de l'humour douteux, cf. les humoristes qui plaisantent sur les handicapés, sur des groupes raciaux, etc.

B. L'humour est parfois facile et masque une pensée pauvre. On se moque et on ridiculise facilement. Hugo utilise souvent ce genre d'humour dans les Châtiments en prenant à parti Napoléon III et en utilisant des arguments ad hominem. Or si l'on veut se faire une idée du bilan du Second Empire, il faut mieux lire un essai historique.

 

Sujet : Les textes littéraires et les formes d'argumentation souvent complexes qu'ils proposent vous paraissent-ils être un moyen efficace de convaincre et persuader ?

 

On adopte un plan dialectique.

 

I. Oui : efficacité pour convaincre (rôle de la raison)

A. La littérature est un dialogue avec les plus grands esprits. La postérité élimine les auteurs médiocres et ne conservent que les grands esprits. Lire un livre, c'est rentrer dans la pensée d'un auteur, c'est en quelque sorte, converser avec lui. Le témoignage d'un auteur comme Primo Lévi dans Si c'est un homme acquiert une force argumentative car il est littéraire, c'est-à-dire construit et réfléchi ; ce n'est pas simplement une tranche de vie, si touchante soit-elle.

B. La littérature permet un exposé développé des idées ; on peut aller au fond des choses, c'est le cas avec le genre de l'essai. On pense ici à Montaigne qui propose, dans les Essais, une réflexion enrichie au fil des éditions. Le livre quand il est de valeur ne se démode pas. À l'inverse, les médias qui vivent de l'actualité, c'est-à-dire dans l'instant, proposent une réflexion partielle et souvent assez superficielle.

 

II. Oui : efficacité pour persuader (rôle de la sensibilité)

A. La littérature propose des formes d'argumentations complexes c'est-à-dire indirectes : la fable, le conte philosophique. Le conte philosophique est un genre littéraire qui conjugue la fantaisie, l'humour, les exagérations et qui utilisent ces éléments pour mieux faire passer une critique politique, sociale et religieuse (analyser un exemple de conte philosophique).

B. La poésie avec ses rythmes et sa musicalité peut aussi être une arme efficace pour convaincre. Beaucoup de poètes revendiquent une mission plus haute que le jeu avec le langage : une mission morale (la fable, La Fontaine), une mission politique (la poésie satirique des Châtiments de Hugo), une mission prophétique (ex. : concept romantique du poète-mage-guide). De même pour le théâtre.

 

III. Les limites

A. la difficulté du texte littéraire

Pour être convaincant, le texte littéraire doit-être compris. Or, il est souvent difficile. Par exemple, le registre ironique, figure de décalage, suppose une interprétation de la part du lecteur. Tout le monde ne rit pas spontanément en lisant Voltaire. Lire s'apprend. Rousseau par exemple critique l'enseignement des fables de la Fontaine aux enfants. Ceux-ci ne comprendraient pas correctement la morale.

C'est pourquoi, la publicité, les médias semblent plus efficaces car ils martèlent de slogans ou des idées simples et consensuelles.

B. Le problème est donc celui de la réception d'une œuvre littéraire. Le lecteur doit connaître le contexte de l'œuvre littéraire pour bien comprendre la portée et le sens du livre. Lire Candide sans connaître Leibnitz ou lire Phèdre sans connaître Jansénius réduit considérablement la portée de l'œuvre.

 

Sujet : Quels intérêts présente le conte dans le combat des idées ?

 

On adopte un plan thématique.

 

I. Le conte divertit : les idées passent mieux

A. La fantaisie : La description de l'idéal politique voltairien dans Candide utilise la forme de l'utopie et met en scène un pays imaginaire où on embrasse le roi, où il n'y a pas de prison, ni de justice.

B. L'exotisme (cf Zadig, conte oriental) permet de relativiser les coutumes occidentales en montrant que, dans d'autres pays, on fait différemment. La critique avance masquée sous le voile d'un exotisme distrayant.

 

II. De plus le conte schématise

A. Les thèses sont clairement définies, voire caricaturées. Le conte n'est pas un essai, il ne cherche pas à proposer une argumentation rationnelle et structurée. Le but est de frapper l'imagination. Dans Candide, la thèse de Leibnitz est simplifiée et se résume à un slogan « tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles ». Cela frappe l'esprit du lecteur.

B. Le conte utilise la répétition et l'accumulation. Dans Candide ou Zadig, chaque chapitre est une variation sur le même thème. Des registres spécifiques viennent appuyer la démonstration. (Par exemple, l'ironie ou le réalisme de certains détails, cf. chap 3 sur la guerre dans Candide).

 

SUR LE ROMAN

 

Sujet : le héros de roman peut-il être médiocre ?

 

I. Le héros de roman est un personnage héroïque

A. Le héros épique

Le roman naît au Moyen-âge. Le personnage est un héros qui accomplit des exploits. On pense aux chevaliers de la Table Ronde (Chrétien de Troyes, Yvain ou le chevalier au lion).

B. Le roman divertit ; il suscite l'évasion. Le personnage de roman est quelqu'un hors du commun qui suscite l'intérêt, qu'on admire. D'où la vogue du roman sentimental que dévore Emma Bovary (Cf Madame Bovary de Flaubert) du roman d'aventures (Alexandre Dumas, Le comte de Monte-Christo), du roman policier (Georges Simenon et le Commissaire Maigret, Maurice Leblanc et Arsène Lupin), du roman de science fiction (Isaac Azimov, Pierre Boulle et La planète des singes), du roman exotique avec un aventurier (Pierre Loti), du roman historique (Henrik Sienkiewicz, Quo Vadis). À chaque fois est mis en scène un personnage qui présente d'éminentes qualités physiques et morales.

 

II. Le héros peut être médiocre

A. Au Moyen-âge, on appelle "roman", un texte en vers ou en prose écrit en langue romane. Ce sont des écrits plaisants par opposition aux ouvrages sérieux composés en langue latine. Ce genre n'est pas codifié comme a pu l'être au XVIIe la tragédie qui ne doit présenter que des personnages nobles. Dans le roman, le personnage peut être médiocre c'est-à-dire moyen au sens étymologique, sans qualités particulières. Il pourra ressembler au lecteur. D'où le procédé de l'identification du lecteur. C'est la première fonction du roman, la plus importante. Exemple, au XIXe, le personnage est souvent jeune et inexpérimenté et il évolue au cours du roman en apprenant les choses de la vie d'où le nom de roman d'apprentissage. Souvent individualiste, le héros est avide de réussite et de liberté. On pense à Eugène de Rastignac dans Le Père Goriot de Balzac. Rastignac quitte sa province pour réussir à Paris. Cet itinéraire est celui de beaucoup de jeunes à l'époque, même si tous ne réussissent pas dans la Capitale.

B. L'antihéros. C'est un personnage principal qui présente un comportement opposé au héros. Exemples : on trouve des antihéros chez Zola qui applique à ses romans la théorie de l'hérédité venant d'être découverte : ses personnages sont soumis au déterminisme et n'arrivent pas à sortir de l'alcoolisme notamment. Autre exemple : Don Quichotte, dans le roman espagnol du XVIIe de Cervantès, se bat conte des moulins à vent (registre comique).

C. La disparition du personnage dans le Nouveau Roman

L'expression le "Nouveau roman" désigne un mouvement littéraire des années 1950. Dans le Nouveau Roman, une lettre ou un numéro peuvent servir à désigner le personnage qui n'a plus de caractère, de psychologie. Le roman devient une "recherche" à laquelle doit participer le lecteur.

 

Sujet : le roman copie-t-il le réel ?

 

I. oui

A. Quelques citations extraites de la brochure Vers la 1re 7 chapitres : « Le romancier est fait d'un observateur et d'un expérimentateur ». Zola Le roman expérimental. « Le roman est un miroir qui se promène sur une grande route. Tantôt il reflète à vos yeux l'azur des cieux, tantôt la fange des bourbiers de la route » Stendhal Le Rouge et le Noir.

Le romancier restitue le réel et analyse la société : dans la Comédie humaine, Balzac entreprend la peinture de son époque, et veut "faire concurrence à l'état-civil" en créant 3 à 4 000 personnages dans une centaine de romans. Il peint des types représentatifs dans leur milieu (d'où l'importance des descriptions).

Zola dans l'essai le Roman expérimental va encore plus loin : pour lui l'écriture romanesque est une science proche de la sociologie. Zola prépare chaque roman par une enquête sur le terrain.

B. Le roman engagé

Le roman est un texte de type narratif (il raconte une histoire) qui peut être en même temps de type argumentatif (il défend une thèse). Exemples :

- le roman critique le société de son époque (Rabelais derrière le comique et le merveilleux propose un enseignement humaniste ; Hugo dénonce l'injustice et la misère dans Les Misérables)

- portée politique (George Orwell, écrivain anglais du XXe siècle critique la société totalitaire dans 1984) ; Ce roman est un roman de science fiction, donc il ne copie pas le réel a priori. Mais en fait il s'agit de la description du communisme totalitariste soviétique.

Il y a donc bien un lien du roman avec la société ou les préoccupations contemporaines de l'auteur.

 

II. non

A. Faire vrai consiste à donner l'illusion complète du vrai. « J'en conclus que les réalistes de talent devraient s'appeler plutôt des illusionnistes » Maupassant, Préface de Pierre et Jean. Il faut inventer, créer, c'est-à-dire mentir. « L'art du roman est de savoir mentir ». Aragon, J'abats mon jeu. Exemple : les romans champêtres de George Sand (La petite Fadette), au-delà de la description réaliste du Berry, propose une vision idéaliste de la campagne et de l'amour.

B. Le roman divertit ; il suscite l'évasion. Le personnage de roman est quelqu'un hors du commun qui suscite l'intérêt, qu'on admire. D'où la vogue du roman sentimental que dévore Emma Bovary (Cf Madame Bovary de Flaubert), du roman d'aventures (Alexandre Dumas, Le comte de Monte-Christo), du roman policier (Georges Simenon et le Commissaire Maigret, Maurice Leblanc et Arsène Lupin), du roman de science fiction (Isaac Azimov, Pierre Boulle et La planète des singes), du roman exotique avec un aventurier (Pierre Loti), du roman historique (Henrik Sienkiewicz, Quo Vadis). À chaque fois est mis en scène un personnage qui présente d'éminentes qualités physiques et morales. On est loin de la réalité.

 

Vous trouverez de nombreuses citations sur le roman dans le cours : Vers la 1re 7 chapitres.

 

 

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